Il suffit d'écouter.

27 septembre 2016

Avez-vous appris à bien écouter dans ce monde de communication?
Savoir écouter est rarement inné. Au contraire, comme le langage, l’écoute s’apprend et se perfectionne avec le temps.
Nous allons aborder un aspect important de l'écoute : l'écoute de soi et quelques stratégies à adopter pour une bonne écoute.
Je prends la définition écouter Ting :

• Ecouter soi, c'est d'abord se taire et ensuite se donner les moyens d'être à l'écoute.
C'est se donner les ressources nécessaires en temps, de rendre disponible physiquement, émotionnellement pour être en contact et en connexion avec nos sens, nos ressentis dans un esprit de bienveillance et d'attention. Etre à l'écoute de soi-même, c'est permettre à soi d'exprimer ses colères, ses peurs ou ses doutes.
 • Ecouter, c’est oublier tout jugement de valeur :
 « Je ne devrais pas réagir comme ça », « Je suis en en train de gâcher ma vie »...
Il faut que vous optiez plutôt pour un positionnement neutre.
En parlant à notre souffrance, on apprend à poser des mots sur les problèmes, pour approfondir notre propre compréhension, à mieux les supporter, voire à s’en libérer, de savoir ce qui nous pousse à agir.
• Ecouter, c'est être en congruence, être présent, être authentique, être connecté.
C'est écouter sans masque ni façade personnelle, c'est une écoute consciente en profondeur avec soi.
Ce sont des échanges sans gaspillage d’énergie. Faire semblant avec soi consomme beaucoup d'énergie. Cela nous épuise. Cela engendre une quantité d'énergie et un grand gaspillage de temps. Nous avons là une importante source du stress quotidien.
• Ecouter, c’est refuser de substituer à l’autre :
Etre en empathie avec les autres, c'est avant être empathique avec soi.
Cela peut vous porter des conséquences inattendues.
Voici ce qui m'est arrivé il y a un mois à Kiev.
Mais d’abord, à votre avis, comment appelle-t-on le mélange piment et vodka? NEMIROFF, c'est la boisson de bienvenue en Ukraine.
Donc, j'étais conviée chez des hôtes ukrainiens à Kiev. Pour ceux qui ne savent pas, je suis allergique à l'alcool.
Dans le pays slave, ne pas boire du nemiroff à chaque toast pour célébrer une amitié nouvelle peut être interpréter comme un affront. J'étais face à un dilemme.
Allais-je me respecter, m'écouter, être à l'écoute de mes besoins et de mes limites et me dire :
-J'aimerais très fort boire du nemiroff comme vous pour lier mon amitié mais physiquement, je ne peux pas.
-Je n'ose pas vous refuser et je ne voudrais pas vous décevoir et décevoir mon ami.
Ou Allais-je être à l'écoute de l'autre et de faire plaisir à mes hôtes dans un contexte chaleureux de rencontre?
Les autres "Za Vachè zdarovié!",
Me voilà parti même en émettant des signaux de réserves.
Arrêtez je n'en peux plus,  "Za Vachè zdarovié!"
Je crois que j'ai trop bu...
Le plus dur dans ce genre de situation, c'est le lendemain au réveil.
J'étais dans un pays inconnu avec une langue inconnue, dans un lit d'une inconnue, dans un lieu inconnu
Et avec un mal de crâne inconnu et des intestins pleins par les piments qui eux ne sont pas inconnu.

En conclusion, il est importance d'avoir une bonne écoute : c'est le point essentiel d'une bonne communication.
Nous ne sommes pas tous des orateurs nés, mais sommes tous capables, avec une bonne préparation, de faire une excellente présentation. De même, nous sommes tous capable d'acquérir une excellente écoute, si nous nous mobilisions toutes ressources nécessaires pour soi. Car le plus grand sujet d'étude de votre vie, c'est bien vous. N'est-ce pas là le plus grand cadeau que vous puissiez vous faire en vous écoutant.
J'écoute donc je suis.
Et "Za Vachè zdarovié" .

 

AddToAny